Réalisé par Takashi Miike
Ecrit par Daisuke Tengan
D'après une nouvelle de Shimako Iwai
Avec : Billy Drago, Youki Kudoh, Michie Itô
Résumé: Un américain, Christopher (Billy Drago), se rend au Japon retrouver Komomo, la femme de sa vie. Il suit sa trace jusqu’à un bordel perdu sur une île. Malheureusement, une des prostituées, affreusement défigurée, lui apprend que Komomo s’est suicidée quelques temps auparavant, n’en pouvant plus d’attendre son retour. Christopher lui demande de lui parler des derniers instants de Komomo. Bien mal lui en prend…
Un épisode particulier à bien des égards, comme la plupart des bloggueurs doivent maintenant le savoir. Particulier tout d’abord car dirigé par un réalisateur japonais, Takashi Miike. Particulier ensuite car tourné par Miike au Japon. Particulier enfin car censuré par la chaîne Showtime qui a refusé de le diffuser, le trouvant trop extrême. Mick Garris, le créateur du show, a lui-même concédé que l’épisode était extrêmement difficile à regarder. Qu’en est-il vraiment ? Verdict.
Premier constat, l’épisode ne fait pas vraiment peur, voire même pas du tout. Pas vraiment de tension, l’histoire étant racontée en flashbacks et pas de
vrais sursauts. Donc pas de quoi fouetter un chat du côté de la terreur pure pour les habitués des films d’horreur…
Mais là où Miike va très loin, c’est au niveau de l’ambiance malsaine qui se dégage du métrage. Et pour une fois, je dois avouer que je comprends parfaitement la décision de la chaîne Showtime de
ne pas diffuser l’épisode. Sans vouloir jouer les chochottes, j’ai vraiment été choqué par de nombreuses scènes. C’est bien simple, Miike utilise le show pour dresser un spectre des comportements
humains les plus déviants : tortures sadiques et insoutenables, pédophilie, viol, inceste, meurtre, avortements sauvages, gros plans de fœtus morts, tout y passe. Si vous arrivez à visionner
l’épisode sans vous crisper de dégoût ou vous cacher les yeux au moins une fois c’est tout simplement que vous êtes insensibles. Certains passages m’ont tout simplement révulsé de par leur
crudité et leur réalisme. Je n’avais rien vu d’aussi glauque depuis Audition du même Miike.
Heureusement, la tension retombe un peu vers la fin, l’épisode sombrant dans un grand guignol plutôt second degré et assez libérateur (entre autres à cause du jeu outré de Billy Drago qui permet
de faire presque passer la pilule) qui permet au pauvre spectateur de laisser retomber quelque peu la pression. Et il faut dire qu’il en a bien besoin. Je ne vais pas détailler plus avant toutes
les atrocités présentées ici afin de ne pas gâcher « la surprise », mais je tiens à prévenir les âmes sensibles que c’est de très loin le plus horrible épisode de la série. Du très grand art,
d’une certaine façon, même si je ne sais pas si je pourrai le revoir un jour… Imprint est réellement une expérience viscérale qui renvoie chacun à ses tabous les plus profonds...
Note : 8.5/10
écrit par Geouf pour : http://www.dvdrama.com/blog/Geouf/

Réalisé par Tobe Hooper