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MOH : Critiques Saison 2

Mercredi 1 août 2007

Alors que le coffret intégral de la saison 2 sort ce mois-ci, voici la critique de l'épisode " Pelts " de Dario Argento, écrit par Geouf. Très bon rédacteur qui donne ses avis et critiques sur tous les films , séries télé à cette adresse : http://www.dvdrama.com/blog/Geouf/. Un blog que je conseil à tous les fans cinéphiles tant les articles sont soignés et bien argumentés.

Réalisé par Dario Argento
Ecrit par Matt Venne
D’après une nouvelle de F. Paul Wilson
Avec Meat Loaf, John Saxon, Ellen Ewusie

Résumé : Un vendeur de manteaux de fourrures sans scrupules tombe sur un lot de fourrures de ratons laveurs exceptionnel. Il décide d’en faire un manteau qui devrait lui apporter gloire et fortune. Malheureusement pour lui, les peaux en question semblent maudites et toutes les personnes participant à la confection dudit manteau meurent petit à petit dans des circonstances étranges…

Pelts ne possède pas un scénario extraordinaire, on pourrait même d’ailleurs le qualifier de basique tant il ne dépasse pas le pitch que j’ai énoncé plus haut. Mais il faut avouer qu’Argento a le mérite de ne pas s’éloigner de son concept de base, signant une sorte de Giallo sans tueur. Là où Carpenter se perdait dans une histoire sans queue ni tête, le réalisateur italien préfère la simplicité et l’efficacité, ce qui est tout à son honneur. L’épisode est donc parfaitement rythmé, enchaînant les morts (très) violentes avec une régularité de métronome. Argento se permet même une dénonciation assez ironique de la société de consommation actuelle, où l’objet a plus de valeur que la vie. Car en effet, contrairement à ce que beaucoup d’entre vous ont dû penser, le manteau ne se met pas à bouger pour tuer ses possesseurs, comme lors d’une scène fameuse de SOS Fantômes 2 (avouez que vous y avez pensé !) mais agit en ensorcelant ses victimes, d’abord en les charmant par sa beauté, puis en les poussant au meurtre, voire au suicide. Le manteau au centre de l'épisode est d'ailleurs parfaitement présenté par le réalisateur comme un personnage à part entière, doué de vie, même si on ne le voit jamais bouger.
Le deuxième point qui ravira les fans d’horreur, est que dans cet épisode, comme dans Jenifer,
Argento ne lésine pas sur les effets sanglants, présentant des scènes extrêmement gores ramenant la série à son statut sans limite. On a donc droit entre autres à un enfoncement de crâne à coups de battes de baseball, à une auto éviscération à coups de ciseaux, et j’en passe et des meilleures, jusqu’à un final tout simplement gorissime et jouissif. En bref, du vrai bon cinéma d’horreur, effrayant et transgressif, comme on en redemande.

 Note : 8/10

écrit par Geouf pour  http://www.dvdrama.com/blog/Geouf/

Par Horrormaniac
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Vendredi 10 août 2007

Réalisé par John Carpenter
Ecrit par Drew McWeeny, Scott Swan
Avec : Ron Perlman, Caitlin Wachs, Emmanuelle Vaugier, Mark Feuerstein

Résumé : Lorsque la jeune Angelique (Caitlin Wachs) se jette pratiquement sous les roues de leur voiture, Alex O’Shea (Mark Feuerstein) et sa ravissante collègue Kim (Emmanuelle Vaugier) décident de la ramener dans la clinique d’avortement pour laquelle ils travaillent, afin de vérifier qu’elle n’est pas blessée. Les choses se compliquent très vite lorsqu’ils découvrent qu’elle est la fille d’un de leurs plus virulents opposants, Dwayne Burcell (Ron Perlman), et que celui-ci est bien décidé à la récupérer coûte que coûte. A cela s’ajoute le fait qu’Angelique est enceinte et prétend que sa grossesse serait d’origine démoniaque…

Après avoir signé l’un des meilleurs épisodes de la saison précédente, l’excellent Cigarette Burns, Big John nous revient cette année avec un huis-clos tendu, que tous les fans espèrent à la hauteur. Malheureusement, même si certains passages sont plutôt réussis, l’épisode ne convainc au final qu’à moitié, la faute entre autres à un scénario un peu bordélique, comme vous avez pu vous en douter à la lecture du résumé… Avec Cigarette Burns, Carpenter explorait une thématique très proche de l’un de ses chefs d’œuvres, le génial L’Antre de la Folie, tout en gardant une bonne cohérence et une certaine originalité. Mais ici, on a l’impression que tout l’épisode n’est qu’une autocitation de bout en bout. La faute en incombe peut-être aux deux scénaristes, qui sont très certainement des fans de Big John et n’ont pas encore dû digérer leurs influences. On se retrouve donc avec un huis-clos où les héros sont assiégés par les méchants de l’histoire (Assaut, Prince des Ténèbres), tandis qu’une force démoniaque grandit à l’intérieur du refuge (Prince des Ténèbres). Le bébé démon, bien que très réussi, ressemble aussi énormément à la tête-araignée de The Thing. De plus, contrairement à la plupart de ses métrages, Carpenter a du mal à rendre crédible l’élément fantastique de l’épisode, à savoir la grossesse démoniaque. La plupart des scènes présentant Angelique tombent à plat, voire dans le ridicule à cause d’effets grandguignolesques outranciers, comme ce jet immonde qui sort du vagin de la jeune fille pour asperger le visage de la pauvre Kim. C’est presque à se demander si tout l’épisode n’est pas en fait du second degré tant certains effets sont gros et nazes. Le sommet est tout de même atteint lors de l’apparition du « papa » démon qui vient récupérer sa progéniture. On se retrouve avec un type en costume de caoutchouc assez pitoyable, il faut bien l’avouer.
Mais heureusement, tout n’est pas raté dans cet épisode, car la patte du réalisateur est bien là et le bonhomme a suffisamment de bouteille pour emballer le tout correctement. On notera notamment l’excellente prestation de Perlman, habité par son personnage, dans un rôle pas très fin mais jouissif. La patte contestatrice de Big John est aussi bien présente, à travers une charge virulente contre les terroristes anti IVG (même si une fois encore, la finesse n’est pas trop là). Enfin, les dernières 20 minutes, malgré l’apparition du monstre ridicule, restent stressantes à souhait et comportent de grands moments de bravoures, comme la torture que Burcell inflige au directeur de l’établissement. Et chose étonnante, la fin de l’épisode nous ferait presque prendre le pauvre démon en pitié…

Note : 6/10

écrit par Geouf pour http://www.dvdrama.com/blog/Geouf/

 

Par Horrormaniac
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Mercredi 15 août 2007

Réalisé par John Landis
Scénario : Brent Hanley
Avec : George Wendt, Meredith Monroe, Matt Keeslar

Résumé: Harold a une vie parfaite : une jolie maison en banlieue, une femme aimante, une adorable petite fille. Sauf que tous les membres de sa délicieuse famille sont des squelettes de personnes qu’Harold a assassinées… Lorsqu’un couple vient s’installer dans la maison voisine, le petit monde d’Harold commence à voler en éclat : il faut absolument que sa jolie voisine Celia entre dans sa famille…

Après un Deer Woman totalement déjanté et très drôle dans la saison précédente, John Landis nous revient ici avec une très étrange histoire de serial killer. Une histoire feutrée, au rythme très lent mais totalement envoûtant. Dès les premières images, le décor est planté : la caméra se promène dans une banlieue américaine typique au son d’une chanson entraînante et pénètre dans une charmante maison par l’œil de bœuf (mettant le spectateur en position de voyeur). La caméra tourne, vire, explorant chaque pièce du rez-de-chaussée, avant de traverser la porte de la cave. Nous faisons alors la connaissance de ce cher Harold, gros bonhomme au visage jovial, en train de parler à son père… ou plutôt au cadavre du vieillard sur lequel il s’apprête à verser de l’acide.
Une introduction totalement maîtrisée et qui nous met immédiatement dans le bain : John Landis a décidé de nous montrer l’envers du décor de la tranquille banlieue américaine, où les personnes les plus sympathiques peuvent être des monstres diaboliques. Et tout l’épisode sera à l’image de ce prologue, alternant humour noir avec une horreur sournoise et insidieuse. Il suffit d’une scène au cours de laquelle Harold discute avec sa femme et sa fille et à la fin de laquelle on découvre que celles-ci ne sont que des tas d’os grimaçants pour glacer d’horreur le spectateur jusque-là détendu. D’autant plus lorsque le pauvre jeune couple fraîchement débarqué décide de faire ami-ami avec le monstre qui habite à côté de chez eux.
L’épisode avance assez lentement, mais l’intérêt du spectateur est maintenu tout du long par la découverte du singulier mode de vie d’Harold et par des passages assez gores (la préparation des cadavres dissous à l’acide pour en extraire les os). Ce qui fait le plus peur, ce n’est pas tant l’horreur des meurtres en eux-mêmes (on ne verra jamais Harold tuer qui que ce soit), mais la froide logique avec laquelle le « héros » effectue son macabre hobby. Tout est planifié, mécanique et sans surprise. Jusqu’à ce qu’il commence à être attiré par Celia et prenne de plus en plus de risques, jusqu’au surprenant (mais en même temps très logique) twist final, très pervers et très drôle. Une fin que n’auraient pas reniés les
Contes de la Crypte de la grande époque.

Note : 8/10

écrit par Geouf pour http://www.dvdrama.com/blog/Geouf/

Par Horrormaniac
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Mercredi 29 août 2007

Réalisé par Rob Schmidt
Ecrit par John Esposito
Avec : Martin Donovan, Julia Anderson, Anna Galvin

Résumé : Suite à une dispute, un couple a un accident de voiture à la suite duquel la femme, Abby, est horriblement brûlée. Son mari, Cliff, rongé par la culpabilité (la dispute était due au fait qu’il avait une liaison) est décidé à respecter les vœux de sa femme et à la débrancher pour lui éviter de souffrir. Seulement, il ne tarde pas à s’apercevoir qu’à chaque fois que celle-ci fait un arrêt cardiaque, elle s’échappe de son corps et s’en prend aux personnes responsables de ce qui lui arrive. La seule chance pour Cliff de s’en sortir est de trouver au plus vite un donneur de peau qui pourra assurer la survie de sa femme…

Cette semaine, c’est un petit nouveau qui vient rejoindre le cercle des Maîtres de l’Horreur, le débutant Rob Schmidt. Un débutant auquel on doit tout de même le très sympathique survival Détour mortel. Avec Right to die, il s’attaque à un sujet assez controversé, celui de l’euthanasie, faisant s’affronter les partisans de la survie à tout prix avec un homme se sentant coupable et voulant a priori respecter les souhaits de sa femme. Je dis bien a priori car les apparences sont trompeuses dans cet épisode au scénario assez malin, quoiqu’un peu longuet. La mise en place de l’intrigue est un peu laborieuse, mais ce défaut est toutefois compensé par un humour noir et sarcastique de bon aloi. Schmidt n’hésite pas à s’attaquer à des questions essentielles sous couvert d’une histoire de fantôme. Les revirements du héros sont à ce sujet révélateurs des problèmes posés par l’euthanasie : les personnes demandant que l’on débranche leurs proches le font-elles pour le bien de ceux-ci ou pour leur tranquillité d’esprit ? Mais d’un autre côté, l’acharnement thérapeutique est-il une solution et n’est-il pas une torture ? Des questions importantes soulevées par cet épisode et auxquelles Rob Schmidt se garde bien d’apporter une réponse tranchée, laissant au spectateur son libre arbitre. Mais que l’on se rassure, si le contenu politique est présent, l’épisode reste tout de même un métrage d’horreur proposant son lot de morts violentes, dont on retiendra particulièrement un écorchage à vif des plus impressionnants. Un épisode sympathique mais qui aurait été encore mieux avec un peu plus de rythme.

Note : 7/10

écrit par Geouf pour http://www.dvdrama.com/blog/Geouf/

Par Horrormaniac
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Jeudi 6 septembre 2007

Réalisé par Joe Dante
Ecrit par Sam Hamm
D’après une nouvelle de James Tiptree Jr.
Avec Jason Priestley, Elliott Gould, Kerry Norton

Résumé : Un mystérieux agent infectieux se répand dans le Sud des Etats-Unis, poussant les hommes à assassiner les femmes qui les entourent. Les meurtriers disent en avoir reçu l’ordre de Dieu lui-même. Une équipe de scientifiques tente de trouver un antidote avant que l’épidémie ne se répande et éradique la race humaine…

C’est cette semaine au tour de Joe Dante de prendre le relais. Un Joe Dante auquel on devait le très politiquement engagé et virulent Homecoming lors de la saison précédente. Comme on le sait, Dante adore gratter là où ça fait mal. Donc ce n’est pas une surprise de constater qu’après avoir traité de la politique internationale de son pays, Dante s’attaque au fanatisme religieux et aux rapports entre hommes et femmes dans cet épisode une fois de plus de haute volée. Le spectateur est immédiatement accroché grâce à une introduction percutante, drôle et terrifiante à la fois : un américain moyen est apparemment en train d’arroser sa pelouse, mais sa voisine constate avec horreur qu’il est en fait en train de nettoyer une large tâche de sang de sa terrasse, sans pour autant être inquiet que l’on puisse le voir. Lorsque la police demande à pénétrer dans son domicile, il les reçoit avec chaleur et ceux-ci ne tardent pas à trouver, soigneusement emballés, les cadavres de sa femme, sa fille et la grand-mère. Et ce n’est que le début de ce qui s’avèrera une épidémie à grande échelle.
L’épisode se transforme ensuite en course contre la montre palpitante lorsque les héros, joués par les toujours excellents Jason Priestley et Elliott Gould, tentent de trouver un remède et s’aperçoivent que cette mystérieuse épidémie pourrait bien avoir été disséminée par une intelligence supérieure afin de se débarrasser de l’espèce qui parasite la planète…
La satire pointe alors le bout de son nez, puisque non content d’asséner quelques vérités sur la suffisance de l’être humain qui s’amuse à jouer à Dieu en manipulant les espèces, Joe Dante déclare ouvertement que le fanatisme religieux n’est finalement que le résultat secondaire de la frustration sexuelle ! De quoi faire grincer des dents certaines personnes…
L’épisode fait aussi fortement penser au dernier épisode de la saison 2 de
Millennium, la défunte série de Chris Carter. En effet, dans cet épisode intitulé The Time is now, une épidémie mortelle se répandait dans le pays, poussant le héros et sa famille à se réfugier dans une cabane au fond des bois, ce que ne manquent pas de faire les personnages du film de Dante. L’épisode vire alors à l’horreur pure, lorsque le personnage joué par Jason Priestley se retrouve contaminé et tente de tuer sa femme et sa fille. Une belle histoire d’amour, émouvante, qui vire au tragique. Le final de l’épisode sera d’ailleurs d’un pessimisme à tout épreuve, chose rare dans un film ou une série américaine…
Seul petit bémol, l’explication sur l’origine de l’ épidémie, répandue par des extraterrestres, vient casser un peu l’ambiance et le réalisme de l’ensemble, bien que le tout reste tout de même d’un très bon
niveau.

Note : 8.5/10

écrit par Geouf pour http://www.dvdrama.com/blog/Geouf/

 

Par Horrormaniac
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