Alors que le coffret intégral de la saison 2 sort ce mois-ci, voici la critique de l'épisode " Pelts " de Dario Argento, écrit par Geouf. Très bon rédacteur qui donne ses avis et critiques sur tous les films , séries télé à cette adresse : http://www.dvdrama.com/blog/Geouf/. Un blog que je conseil à tous les fans cinéphiles tant les articles sont soignés et bien argumentés.
Réalisé par Dario Argento
Ecrit par Matt Venne
D’après une nouvelle de F. Paul Wilson
Avec Meat Loaf, John Saxon, Ellen Ewusie
Résumé : Un vendeur de manteaux de fourrures sans scrupules tombe sur un lot de fourrures de ratons laveurs exceptionnel. Il décide d’en faire un manteau qui devrait lui apporter gloire et fortune. Malheureusement pour lui, les peaux en question semblent maudites et toutes les personnes participant à la confection dudit manteau meurent petit à petit dans des circonstances étranges…
Pelts ne possède pas un scénario extraordinaire, on pourrait même d’ailleurs le qualifier de basique
tant il ne dépasse pas le pitch que j’ai énoncé plus haut. Mais il faut avouer qu’Argento a le mérite de ne pas s’éloigner de son concept de base, signant une sorte de Giallo sans tueur. Là où
Carpenter se perdait dans une histoire sans queue ni tête, le réalisateur italien préfère la simplicité et l’efficacité, ce qui est tout à son honneur. L’épisode est donc parfaitement rythmé,
enchaînant les morts (très) violentes avec une régularité de métronome. Argento se permet même une dénonciation assez ironique de la société de consommation actuelle, où l’objet a plus de valeur
que la vie. Car en effet, contrairement à ce que beaucoup d’entre vous ont dû penser, le manteau ne se met pas à bouger pour tuer ses possesseurs, comme lors d’une scène fameuse de
SOS Fantômes 2 (avouez que vous y avez pensé !) mais agit en ensorcelant ses victimes, d’abord
en les charmant par sa beauté, puis en les poussant au meurtre, voire au suicide. Le manteau au centre de l'épisode est d'ailleurs parfaitement présenté par le réalisateur comme un personnage à
part entière, doué de vie, même si on ne le voit jamais bouger.
Le deuxième point qui ravira les fans d’horreur, est que dans cet épisode, comme dans Jenifer, Argento ne lésine pas sur les effets
sanglants, présentant des scènes extrêmement gores ramenant la série à son statut sans limite. On a donc droit entre autres à un enfoncement de crâne à coups de battes de baseball, à une auto
éviscération à coups de ciseaux, et j’en passe et des meilleures, jusqu’à un final tout simplement gorissime et jouissif. En bref, du vrai bon cinéma d’horreur, effrayant et transgressif, comme
on en redemande.
Note : 8/10
écrit par Geouf pour http://www.dvdrama.com/blog/Geouf/
