Jenifer (Jenifer)

Publié le par Horrormaniac

BRéalisé par Dario Argento

Ecrit par Steven Weber

D'après une nouvelle de Bruce Jones

Avec : Steven Weber, Carrie Fleming, Harris Allan    

Pour sa quatrième incursion dans l’horreur, le show invite le réalisateur transalpin Dario Argento. Après le moyen Sang des Innocents et l’exécrable Card Player, on pouvait à juste titre se demander si Argento méritait encore sa place au sein de cette anthologie… Mais fort heureusement, le grand Dario démontre avec cet épisode très réussi qu’il a encore de quoi surprendre ses fans.

Résumé : Au cours d’une tournée de routine, l’inspecteur Franck Spivey sauve une jeune femme des griffes d’un homme qui tentait de l’abattre à coup de hachoir. La jeune femme se prénomme Jenifer et est horriblement défigurée et à priori attardée mentale. Franck se prend d’affection pour elle et décide de la protéger. Il ne se doute pas qu’il s’agit là du premier pas vers une lente descente aux enfers…

Dèsl’apparition du titre de l’épisode, une sorte de comptine retentit et le fan d’Argento est aux anges : c’est bien un épisode signé par le maître et en plus il a ramené Claudio Simonetti, ex-Goblin pour signer la BO.
Après cette note d’intention, on se laisse rapidement happer par l’histoire, par moments vraiment terrifiante. On ne sait pas grand-chose de cette Jenifer, mais on sent qu’il y a quelque chose de malsain en elle sans pouvoir mettre le doigt dessus. Pourtant, on a envie de la prendre en pitié, avec son visage défiguré (mention spéciale aux effets de maquillage) et son attitude apeurée… Mais en même temps subsiste cette terreur sourde, ce malaise, on a honte de se fier au physique de cette fille pour la juger et le réalisateur le sait et en joue parfaitement…

Dario Argento arrive à effectuer ici une sorte de synthèse de son œuvre, combinant le naturalisme de Card Player avec les débordements gores de ses premiers films. Car l’épisode est vraiment très gore, encore une fois une bonne surprise venant d’un show américain, on n’avait pas vu ça depuis les Contes de la Crypte... Le visage de Jenifer rappelle fortement l’enfant monstre de Phenomena certaines séquences oniriques renvoient en partie à Suspiria et Inferno je dis en partie car on est quand même loin du baroque et des couleurs criardes de ces films)

En bref, Argento réalise un épisode de haute volée, vraiment effrayant, gore, souvent drôle et qui ravira ses fans. On espère de tout cœur qu’il va continuer sur cette lancée lors de ses prochains opus ciné et prouver qu’il n’est pas fini…

Note: 9/10

écrit par Geouf pour : http://www.dvdrama.com/blog/Geouf/

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