La Fin Absolue Du Monde (Cigarette Burns)

Publié le par Horrormaniac

Réalisé par John Carpenter

Ecrit par Drew McWeeny, Scott Swan

Avec : Norman Reedus, Udo Kier, Zara Taylor

Résumé: Kirby Sweetman est spécialisé dans la recherche de films rares. Il est un jour contacté par un riche collectionneur (Udo Kier, toujours excellent) pour retrouver un film particulier, « La Fin absolue du Monde » (en français dans le texte). Ce film n’aurait été présenté qu’une fois au festival de Sitges et aurait poussé les spectateurs dans une folie meurtrière. Et Kirby s’apercevra bien vite que les légendes ne sont pas si loin de la réalité…

Voilà un épisode que j’attendais tout particulièrement, en bon fan de Big John, surtout après la déception de Ghosts of Mars. Carpenter allait-il réussir à remonter le niveau ? La réponse dans quelques lignes.
Le générique terminé, le titre apparaît : «
John Carpenter’s Cigarette Burns ». Premier frisson du fan. Retentissent alors quelques notes au synthétiseur. Deuxième frisson du fan : le maître a composé la musique et a encore réussi à créer un thème simple mais entêtant. Reste à savoir si le reste est aussi bon…
L’histoire commence et on se laisse rapidement happer par cette chasse au trésor particulière qui rappelle énormément un des chefs d’œuvres de Carpenter :
L’Antre de la Folie. Même thème de la contagion par une œuvre (dans le film un livre puis un film, ici un film), même type de héros incrédule qui cherche à rationaliser ce qui lui arrive (encore qu’ici ce trait soit moins poussé que chez le personnage de John Trent) Comme dans L’Antre de la Folie, le héros est petit à petit happé par l’œuvre au centre de l’histoire, mais ici ce sont des flashs traumatisants sous forme de brûlures de cigarettes (les fameux points blancs indiquant un changement de pellicule lors de la projection d’un film) qui viennent le hanter en lui rappelant son passé.
Alors, simple redite d’un de ses chefs d’œuvres ? Pas tout à fait. On s’aperçoit très vite que Carpenter s’intéresse bien sûr au processus de création et à la censure, mais l’autre thème de l’épisode est la quête de rédemption du personnage principal à travers la quête de ce film. Ainsi, outre les scènes flippantes et autres débordements gores (notamment l’épilogue), l’épisode s’avère assez émouvant et on peut le rapprocher en cela de l’épisode d’Argento, «
Jenifer » (d’ailleurs Carpenter cite ouvertement son confrère puisque le héros possède un cinéma diffusant « Profondo Rosso »)
Carpenter signe donc un très bon épisode, jouant plus sur le suspense que sur les scènes chocs (même si certains passages sont assez gores) et sur l’attachement au héros. En clair, vivement son prochain film, «
The 13th Apostle » !

Note : 9/10

écrit par Geouf pour : http://www.dvdrama.com/blog/Geouf/

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H
merci a toi pour ton commentaire dont je partage totalement tes réflexions
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A
Cigarette Burns a un avantage sur tous les autres épisodes que j'ai pu voir à présent: il parle effectivement de cinéma...il parle de spectateurs, et nous parle donc directement. <br /> y a une sorte d'universalité qui se dégage dans le discours même du film et de sa mise en scène qui m'a tout simplement explosée la tête!<br /> qu'on s'interroge sur le personnage principal, sur le film en lui-même, sur le cinéma en lui-même, ou sur nous, spectateurs-témoins d'un temps révolu où une action se déroulait devant une caméra (aussi horrible soit-elle), on peut débattre pendant des heures!<br /> cet épisode est vraiment d'une richesse incroyable et c'est vraiment lui qui m'a introduit à la série...mais je n'en ai trouvé aucun pour l'instant qui m'a autant touchée et pourtant il ne m'en reste plus que trois ou quatre sur les deux saisons...snif! <br /> en tout cas, comme je connais rien du tout à Carpenter à part Assaut (que j'ai adoré), merci pour le conseil, je vais sur cdiscount de ce pas commander L'Antre de la Folie :)
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