La Danse Des Morts (Dance of the Dead)
Réalisé par Tobe Hooper
Ecrit par Richard Christian Matheson
Avec : Robert Englund, Jonathan Tucker, Marylin Norry
Troisième épisode de cette anthologie de l’horreur, Dance of the Dead épingle à son générique pas moins de quatre noms prestigieux. Tobe Hooper, créateur du fameux Massacre à la Tronçonneuse, dirige ici Robert Englund (le grand Freddy Krueger, pour les ignares) dans un épisode adapté d’une nouvelle du grand auteur Richard Matheson (ah ! Je suis une Légende ! Un des meilleurs romans que j’ais jamais lu !) et scénarisé par le fils de celui-ci.
Résumé : Après un holocauste nucléaire, les Etats-Unis sont en ruine et la plupart des jeunes préfèrent s’abandonner aux plaisirs de la drogue et de l’alcool plutôt que de tenter de reconstruire un pays en ruine. La jeune Peggy, qui aide sa mère à tenir un Diner, rencontre un jour Jak et son ami, qui vont lui ouvrir les portes des plaisirs interdits, dont le point culminant sera la découverte de la fameuse « Danse des Morts ».
Le script signé Richard Christian Matheson s’inspire assez librement de la nouvelle de son père puisque celle-ci se concentrait pratiquement exclusivement sur la Danse des morts du titre, sans trop développer le background. Matheson fils conserve donc ici les moments forts de la nouvelle tout en développant plus à fond les personnages et l’histoire de la catastrophe grâce à des flashbacks judicieux.
Tobe Hooper, à la réalisation a l’air de s’amuser comme un petit fou en expérimentant malheureusement un peu trop. Il use et abuse d’images superposées ou troubles, fait trembler la caméra ce qui nuit parfois à la compréhension et surtout fiche mal à la tête… Dommage car il traite son sujet correctement en n’omettant pas le côté glauque et malsain au cours de plusieurs scènes chocs : la pluie radioactive, les « nettoyeurs » et la fameuse Danse des Morts. Robert Englund livre de son côté une performance tout à fait réjouissante, en tenancier de boîte de nuit sans scrupule. Il faut le voir haranguer la foule avant le spectacle ou assouvir certains penchants nécrophiles. Il est d’ailleurs très surprenant qu’une série américaine ose s’attaquer de manière aussi frontale à un sujet aussi tabou…
En bref, un épisode encore une fois correct, rehaussé par quelques scènes chocs mais n’atteignant pas encore une fois la réussite de l’opus de Coscarelli.
Note: 6/10
écrit par Geouf pour : http://www.dvdrama.com/blog/Geouf/