Une famille recomposée ( Family )

Publié le par Horrormaniac

Réalisé par John Landis
Scénario : Brent Hanley
Avec : George Wendt, Meredith Monroe, Matt Keeslar

Résumé: Harold a une vie parfaite : une jolie maison en banlieue, une femme aimante, une adorable petite fille. Sauf que tous les membres de sa délicieuse famille sont des squelettes de personnes qu’Harold a assassinées… Lorsqu’un couple vient s’installer dans la maison voisine, le petit monde d’Harold commence à voler en éclat : il faut absolument que sa jolie voisine Celia entre dans sa famille…

Après un Deer Woman totalement déjanté et très drôle dans la saison précédente, John Landis nous revient ici avec une très étrange histoire de serial killer. Une histoire feutrée, au rythme très lent mais totalement envoûtant. Dès les premières images, le décor est planté : la caméra se promène dans une banlieue américaine typique au son d’une chanson entraînante et pénètre dans une charmante maison par l’œil de bœuf (mettant le spectateur en position de voyeur). La caméra tourne, vire, explorant chaque pièce du rez-de-chaussée, avant de traverser la porte de la cave. Nous faisons alors la connaissance de ce cher Harold, gros bonhomme au visage jovial, en train de parler à son père… ou plutôt au cadavre du vieillard sur lequel il s’apprête à verser de l’acide.
Une introduction totalement maîtrisée et qui nous met immédiatement dans le bain : John Landis a décidé de nous montrer l’envers du décor de la tranquille banlieue américaine, où les personnes les plus sympathiques peuvent être des monstres diaboliques. Et tout l’épisode sera à l’image de ce prologue, alternant humour noir avec une horreur sournoise et insidieuse. Il suffit d’une scène au cours de laquelle Harold discute avec sa femme et sa fille et à la fin de laquelle on découvre que celles-ci ne sont que des tas d’os grimaçants pour glacer d’horreur le spectateur jusque-là détendu. D’autant plus lorsque le pauvre jeune couple fraîchement débarqué décide de faire ami-ami avec le monstre qui habite à côté de chez eux.
L’épisode avance assez lentement, mais l’intérêt du spectateur est maintenu tout du long par la découverte du singulier mode de vie d’Harold et par des passages assez gores (la préparation des cadavres dissous à l’acide pour en extraire les os). Ce qui fait le plus peur, ce n’est pas tant l’horreur des meurtres en eux-mêmes (on ne verra jamais Harold tuer qui que ce soit), mais la froide logique avec laquelle le « héros » effectue son macabre hobby. Tout est planifié, mécanique et sans surprise. Jusqu’à ce qu’il commence à être attiré par Celia et prenne de plus en plus de risques, jusqu’au surprenant (mais en même temps très logique) twist final, très pervers et très drôle. Une fin que n’auraient pas reniés les
Contes de la Crypte de la grande époque.

Note : 8/10

écrit par Geouf pour http://www.dvdrama.com/blog/Geouf/

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