Les forces obscures ( The damned Thing )

Publié le par Horrormaniac

Réalisé par Tobe Hooper
Scénario Richard Christian Matheson
D’après une nouvelle d’Ambrose Bierce
Avec: Sean Patrick Flanery, Marisa Coughlan, Ted Raimi

Résumé : 1981, une famille ordinaire (le papa, la maman, le fiston), s’apprête à fêter l’anniversaire du paternel, alors qu’un vent violent rugit dehors. Soudain, le père de famille est pris de folie et abat sa femme, avant de poursuivre son fils à l’extérieur et de se faire étriper par une entité invisible. Vingt-quatre ans plus tard, le jeune garçon a bien grandi et est devenu shérif de la ville de Cloverdale, dans laquelle il a grandi. Mais il n’a jamais pu oublier cette nuit tragique et lorsque des incidents violents commencent à se produire en ville, il se doute que le passé a refait surface

C’est donc au tour de Tobe Hooper d’avoir l'honneur d’ouvrir le bal de cette nouvelle saison. Personnellement, je ne suis pas vraiment fan du bonhomme qui est pour moi très surestimé parce qu’il a réalisé un chef d’œuvre (nul besoin de le nommer). D’autant plus que ses derniers films étaient plutôt mauvais, en particulier le calamiteux Mortuary. Son épisode dans la saison précédente du show (Dance of the Dead) était quant à lui correct mais un peu parasité par un montage épileptique assez insupportable. C’est donc non sans une certaine appréhension que j’ai commencé à visionner The damned Thing.
Premier constat, la chaîne Showtime n’a pas dévié de la politique instaurée lors de la première saison qui était de laisser carte blanche aux réalisateurs, notamment au niveau des effets gores. L’épisode est donc très sanglant et son prologue se termine sur un étripage en règle assez sympathique. Passé le côté sanglant, l’histoire est assez basique mais se suit sans déplaisir, dans le registre « du héros qui doit affronter seul une force maléfique en tentant de protéger sa famille », notamment grâce à l’interprétation toute en nuance de Sean Patrick Flannery (qui commence à vraiment avoir la tête de Mickey Rourke !). Hooper a presque totalement abandonné les effets de montage épileptiques, ce qui fait plaisir et repose l’esprit. On retrouve pas mal des obsessions du réalisateur, notamment son affection pour les personnages barrés. On peut citer un journaliste fouineur et désabusé, un adjoint du shérif qui pense avoir créé un personnage de cartoon révolutionnaire (un rat qui ressemble à Mickey Mouse à part qu’il chante) et un prêtre qui veut absolument que le shérif vienne se confesser (Ted Raimi).
Par contre, là où le bât blesse, c’est au niveau du scénario, certains personnages ayant des comportements totalement illogiques. Par exemple, lorsque le chaos se déchaîne en ville, l’adjoint du shérif ne trouve rien de mieux que d’aller voir le prêtre pour se confesser (?!)… On voit aussi assez clairement la limitation de budget de l’épisode puisqu’on ne verra justement jamais à l’écran les scènes d’hystérie collective engendrée par l’entité maléfique. Elles seront seulement évoquées au téléphone par un des personnages. Enfin, l’épisode se termine malheureusement sur une petite note de déception, à cause d’un final granguignolesque assez ridicule (monstre en images de synthèses approximatives inclus) qui n’est pas sans rappeler justement le nanardesque
Mortuary. L’épisode se conclue d’ailleurs de façon assez abrupte sur une fin ouverte quelque peu loupée.
Au final, un démarrage mitigé pour cette deuxième saison, mais qui donne tout de même envie de découvrir la suite.

Note : 6.5/10

écrit par Geouf pour  http://www.dvdrama.com/blog/Geouf/

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