Un son qui déchire ( Sounds Like )

Publié le par Horrormaniac

Ecrit et Réalisé par Brad Anderson
Avec : Chris Bauer, Laura Margolis, Richard Kahan 

Résumé : Durement affecté par la mort récente de son fils, Larry Pierce n’a plus goût à la vie. Sa femme l’ennuie, son travaille l’insupporte. Et surtout, Larry possède un don qui ne va pas tarder à se révéler être une malédiction : il possède une ouïe surdéveloppée. Une capacité qui pourrait bien le pousser à la folie…

Encore un petit nouveau qui vient grossir les rangs des Maîtres de l’Horreur cette semaine, le jeune Brad Anderson. Petit nouveau pour le show, mais loin d’être un inconnu pour les cinéphiles, puisqu’il est le réalisateur de plusieurs films fantastiques, dont les excellents Session 9 et The Machinist. A l’instar de ses précédents opus, Anderson utilise ici le fantastique comme prétexte pour s’intéresser une fois de plus aux blessures de l’âme. On se rappelle de Christian Bale dans The Machinist, rongé par le poids de la culpabilité après avoir causé un accident. Ici, Larry est dévoré par le deuil, totalement incapable de se remettre de la mort de son fils, emporté par une affection génétique rarissime. Il n’écoute plus sa femme, refuse que celle-ci entre dans la chambre toujours intacte de leur fils. Et en plus de tout cela vient se rajouter son problème d’audition. Mais pas de surdité, bien au contraire, puisque Larry est doté d’une ouïe surdéveloppée, ce qui est bien pratique dans le cadre de son travail (il bosse dans un département de hotline informatique et est chargé de surveiller le comportement des téléconseillers) mais se révèle être un véritable calvaire.
Vous l’aurez compris, cet épisode est avant tout basé sur le son. Et il faut avouer qu’Anderson maîtrise totalement son sujet et arrive pleinement à faire partager au spectateur le calvaire du pauvre Larry. Le travail sur le son de l’épisode est absolument phénoménal et contribue pleinement à l’identification du spectateur. Ainsi, les bruits les plus anodins, auxquels tout le monde est habitué, comme une ampoule qui grésille ou deux aiguilles à tricoter qui frottent l’une contre l’autre deviennent absolument insupportables et hérissent le poil. L’horreur vient donc à la fois du fait de voir la santé mentale du personnage se dégrader petit à petit, mais aussi, et c’est là que l’épisode est très fort, de l’appréhension de la prochaine « attaque sonore ». La mise en scène participe pleinement au malaise, la caméra allant à la rencontre des objets ou personnes incriminées, ou alternant les gros plans sur le visage rouge de Larry (génial Chris Bauer).
Le scénario est quant à lui assez classique (on a déjà vu souvent cette histoire du type qui sombre dans la folie à cause d’un élément perturbateur), mais suffisamment bien mené pour qu’on reste accroché du début à la fin. En plus, Anderson se permet une légère réflexion sur notre société, incapable d’apprécier le silence, qui est très
souvent associé à la mort…
En bref, un épisode excellent, aussi émouvant qu'effrayant !

Note : 9/10

écrit par Geouf pour http://www.dvdrama.com/blog/Geouf/

 
Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article