George le cannibale ( The Washingtonians )
Réalisé par Peter Medak
Ecrit par Richard Chizmar et Johnathon Schaech
D’après une nouvelle de Bentley Little
Avec Johnathon Schaech, Venus Terzo, Abraham Jedidiah
Résumé : Suite au décès de sa grand-mère, un père de famille se rend avec sa femme et sa fille dans la demeure de celle-ci afin de régler les problèmes de succession et de revendre la maison. En inspectant les objets entassés dans la cave, il tombe sur une lettre apparemment écrite par George Washington, l’un des Pères Fondateurs. Cette lettre désigne clairement Washington comme un cannibale mangeur d’enfants. La famille ne tarde pas à être la proie d’une étrange secte prête à tout pour récupérer la lettre…
The Washingtonians, réalisé par le réalisateur de La Mutante 2, est un épisode assez surprenant. Le tout est tourné sur un ton très premier degré, mais le ridicule assumé de l’histoire fait très vite pencher la balance du côté du foutage de gueule. Pris au premier degré, l’épisode est un navet ridicule, affublé d’une histoire débile (George Washington cannibale ?! Une secte de vilains gars avec des perruques poudrées habillés comme au XVIIIe siècle et cannibales ?!) et des trous énormes dans le scénario. Mais il devient assez vite évident que Medak a voulu se payer une bonne tranche de rigolade en tournant cet épisode, et si on rentre dans le délire ambiant, on passe un assez bon moment. Les personnages principaux sont caricaturaux (le père gentil et loyal qui veut protéger sa famille mais aussi révéler au monde le secret qu’il a découvert, la gamine tellement peureuse qu’elle hurle de terreur toutes les 10 minutes), les personnages secondaires complètement tarés. Il faut voir la scène du dining ou celle du cimetière pour se rendre compte du n’importe quoi ambiant : tous les vieux du village tâtent la fille du héros en disant qu’elle est à croquer… Le final tombe carrément dans le grand guignolesque, avec repas cannibale à l’appui et relecture particulière de la vie de George Washington. Jusqu’à l’apparition subite d’agents du FBI qui massacrent tout ce petit monde. La dernière scène, carrément over the top mais très drôle, ne laisse planer aucun doute sur les intentions du réalisateur.
En bref, un épisode déroutant, mais sympathique, qui aurait finalement gagné à partir encore plus dans le délire. On sent trop la retenue et il faut un temps pour se faire au climat particulier.
Note : 6.5/10
écrit par Geouf pour http://www.dvdrama.com/blog/Geouf/