Le Chat Noir ( The Black Cat)

Publié le par Horrormaniac

Réalisé par Stuart Gordon
Ecrit par Stuart Gordon et Dennis Paoli
Avec Jeffrey Combs, Elyse Levesque, Christopher Heyerdahl

Résumé : le célèbre écrivain Edgar Poe en a assez de n’être reconnu que pour ses histoires macabres. Ce qui l’intéresse, lui, c’est la poésie. Mais comme sa femme est dans un état critique et a besoin de médicaments coûteux, Poe n’a d’autre choix que de tenter d’écrire une nouvelle histoire cauchemardesque. Le problème étant qu’il est en panne d’inspiration, et qu’en plus de cela le satané chat noir de sa femme a décidé de lui taper sur les nerfs…

Après le sympathique mais assez moyen Dream in the Witch House la saison précédente, Stuart Gordon a de nouveau décidé d’adapter une œuvre littéraire. Cependant cette fois-ci il ne s’agit pas d’une histoire tirée de l’imagination fertile de Lovecraft (son auteur préféré) mais d’un autre grand Monsieur de la littérature fantastique : Edgar Allan Poe. L’épisode est donc une adaptation libre de la très célèbre nouvelle Le Chat Noir, un des plus fameux récits de l’auteur de Double Assassinat dans la Rue Morgue. Mais plutôt que d’adapter directement la nouvelle, Gordon a choisi de raconter, ou plutôt d’imaginer, la genèse de celle-ci. Nous découvrons donc un Poe fraîchement auréolé du succès de ses premières nouvelles, mais sans le sou car rongé par l’alcoolisme. L’acteur fétiche de Gordon, Jeffrey Combs, s’est momentanément échappé de la série Les 4400 pour venir prêter sa folie au personnage de Poe. On a connu beaucoup moins prestigieux comme rôle… La photographie de l’épisode est somptueuse, dans un quasi noir et blanc permettant de parfaitement retranscrire l’ambiance de l’époque. Seules les couleurs rouge (pour le sang) et vert (pour les yeux du matou démoniaque) tranchent à l’écran. Un parti pris payant puisque le chat noir du titre n’en est que plus effrayant et les scènes sanglantes n’en ont que plus d’impact. Car même si l’épisode est plutôt élégant (on pense notamment beaucoup à Entretien avec un Vampire), Stuart Gordon n’en oublie pas les débordements gores qui ont fait sa réputation : coup de hache en pleine face, énucléation du chat en gros plan… Le tout donne vraiment l’impression d’un cauchemar éveillé, sentiment renforcé par des transitions parfois abruptes (ainsi que certaines incohérences) mais voulues, comme le démontrera la fin de l’épisode. Tout participe donc pleinement à vivre le calvaire de cet homme rongé par son alcoolisme et le syndrome de la page blanche, et qui blâme tout ce qui l’entoure (à commencer par le chat de la maison) avant de se rendre compte qu’il est le seul responsable de ce qui lui arrive…
Un excellent épisode, véritable petit chef-d'oeuvre qui prouve une nouvelle fois que Masters of Horror est bien la série horreur du moment !

Note : 10/10

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S
Cet épisode est fabuleux! Il m'a même filé quelques frissons. Une vraie petite perle!
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