La Muse ( Valerie on the Stairs )

Publié le par Horrormaniac

Ecrit et Réalisé par Mick Garris
D’après une nouvelle de Clive Barker
Avec : Tyron Leitso, Christopher Lloyd, Tony Todd, Clare Grant 

Résumé: le jeune Rob Hanisey, qui désire devenir écrivain, s’installe dans un immeuble qui a la particularité de n’être habité que par des auteurs en devenir. Tant que les personnes habitant l’immeuble n’ont rien publié, le loyer est gratuit, mais dès qu’ils publient leur premier livre, ils doivent quitter leur appartement. Rob ne tarde pas à s’apercevoir que certaines choses ne tournent pas rond dans le bâtiment, notamment lorsqu’il fait la connaissance d’une mystérieuse jeune fille lui demandant son aide…

Valerie on the Stairs n’était pas un épisode que j’attendais particulièrement, vu le nom du réalisateur attaché à celui-ci. Parce que Mick Garris, bien que créateur de la série, est très loin d’être un maître de l’horreur. Il l’a prouvé l’an dernier avec son très mou et assez mauvais Chocolate et il l’a de nouveau prouvé cette année avec le très mauvais film Riding the Bullet. Quelle ne fut donc pas ma peur en découvrant qu’après avoir massacré Stephen King un certain nombre de fois, il s’apprêtait cette fois-ci à en faire autant avec un autre de mes auteurs préférés, le grand Clive Barker. La surprise n’en fut donc que plus grande et plus agréable, puisqu’au final, Valerie on the Stairs est non seulement un très bon épisode, mais peut même se targuer d’être bien meilleur que la plupart des autres épisodes de cette saison. Comme quoi, il suffit parfois juste d’une bonne histoire et d’un peu d’implication pour s’en sortir.
Valerie on the Stairs est donc une très intrigante histoire de « maison hantée », en même temps qu’une réflexion sur l’écriture et la création. Sans vouloir trop en dévoiler, car le mystère est un des grands plaisirs de l’épisode, il est ici question d’une jeune fille (un fantôme ou bien tout autre chose ?) qui est retenue prisonnière par un affreux démon cornu (le grand Tony Todd en personne) et que le jeune héros devra sauver. En dire plus serait criminel pour ceux qui désirent découvrir l’épisode avec un esprit vierge. Au niveau ambiance, l’épisode est baigné d’une franche mélancolie (car il s’agit aussi d’une histoire d’amour tragique), renforcée par une très belle photographie. La caméra de Mick Garris est pour une fois assez alerte et explore les recoins de l’immeuble, en faisant un personnage à part entière. On a aussi beaucoup de plaisir à retrouver cette vieille trogne de Christopher Lloyd que l’on n’avait pas vu depuis un certain temps. Et comme nous sommes après tout dans l’univers de Clive Barker, on a bien sûr droit à un épisode assez chargé sexuellement et parfois très gore, avec notamment un arrachage de colonne vertébrale par la bouche plutôt original… En bref, un vrai plaisir pour les amateurs d’horreur, renforcé par un final assez poétique et étonnant. Merci M. Garris de m’avoir prouvé que je pouvais avoir tort…

Note : 7.5/10

écrit par Geouf pour http://www.dvdrama.com/blog/Geouf/

 

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